Gaspillage alimentaire

Lutte anti-gaspi, les enfants déclarent la guerre

En France, en moyenne, 30 à 40 % de la quantité des produits du repas (de la préparation à la consommation) finit à la poubelle.
Le gaspillage alimentaire en restauration scolaire représente près de :
> 70g/repas/personne en primaire,
> 135g/repas/personne au collège,
> 150g/repas/personne au lycée.
(Source Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt)

A Saint-Marcel, les enfants ont 400g de nourriture. Le gaspillage est de 51,60 g/enfant, soit un coût de 0,41 €/jour et 55,76 € pour 1 an (pour un repas facturé 3,25 €).

Le gaspillage alimentaire commence bien avant la poubelle : dès la culture du produit, à chaque étape de sa transformation, de son transport, de sa mise en vente jusqu’à nos assiettes, la moitié de la nourriture produite dans le monde est jetée.


QU’ENTEND-ON PAR « GASPILLAGE  ALIMENTAIRE  » ?
Toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée, dégradée : pain que l’on a laissé rassir, yaourts retirés des rayons car proches de leur date limite de consommation, nourriture oubliée dans le fond du frigo, mais aussi nourriture préparée et non consommée, épluchures et fanes de fruits et légumes que l’on aurait pu cuisiner…
C’est parce que c’est en travaillant avec les plus jeunes que l’on œuvre davantage pour le futur, deux classes de l’école Jules Ferry (classes de CM1/CM2 de Mme NIRLO et de CM1 de Mesdames DUVAL & GREBOVAL) ont répondu favorablement à l’initiative lancée par Seine Normandie Agglomaration et se sont engagées dans la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Présentation du projet
Il existe différentes façons d’organiser la restauration collective dans les établissements scolaires. Certaines écoles disposent d’une cuisine autonome, alors que d’autres  se font  livrer par une cuisine centrale. Le service peut aussi être fait au plat, ou à l’assiette... Autant de profils, autant de contraintes différentes pour mettre en place des actions de lutte contre le gaspillage.
Aussi 4 écoles ont-elles participé à cette action : St Marcel, Pacy sur Eure, François Mitterrand et Château St Lazare à Vernon.
Mi-janvier, les classes « référentes », encadrées par le personnel de restauration, la collectivité et SNA, ont procédé à la pesée des restes alimentaires. Sur cette semaine, au sein de leur cantine, les enfants ont pesé les restes des plats non servis ainsi que ceux des assiettes.
Entrée, viande, accompagnement, pain, tout a été minutieusement trié et les résultats ont été répertoriés dans des tableaux. Ce travail de longue haleine a permis d’obtenir des chiffres très concrets et d’identifier les raisons du gaspillage alimentaire.

Des résultats variables
Saint-Marcel, avec une moyenne de gaspillage de près de 52g/enfant arrive en seconde position derrière Pacy (17g) et avant Vernon (100g).
Les raisons  sont nombreuses et variables  d’un  restaurant scolaire  à l’autre  : surestimation  des  quantités  à préparer, modalités  du  service  non  adaptées, qualité insuffisante des plats et aliments proposés (qualité gustative, assaisonnement, présentation...), absence de relation entre les jeunes convives et les équipes  de cuisine, habitudes  et préférences  particulières  des élèves, représentations  vis-à-vis de certains aliments comme  le brocolis...
La 2ème phase des pesées aura lieu du 14 au 18 mai avec le même menu qu’au mois de janvier en essayant d’appliquer les propositions d’amélioration : 
¥ SNA mettra à disposition durant cette semaine un composteur, 
¥ Un travail est mené en amont avec le personnel de la restauration sur les quantités proposées. 
¥ Le plat principal est maintenant servi dans des plats plus petits.
¥ Sensibilisation des élèves au gaspillage avec le livret « anti gaspi ». Ce livret sera remis aux élèves et aux parents.